Part variable : Thales veut imposer de nouvelles règles plus injustes
Une expertise pour y voir plus clair
La direction de Thales a décidé de changer en cours d’année les règles de calcul de la part variable des ingénieurs et cadres et de passer par une consultation des Comités Sociaux et Economiques Centraux (CSEC).
Considérant l’impact potentiellement très négatif sur la rémunération, les élus CSEC ont réagi en provoquant une expertise confiée à un cabinet extérieur pour les éclairer sur les conséquences d’un tel projet.
Au lieu de coopérer pleinement, le Groupe entrave le travail des experts
Sur ordre du Groupe, les directions locales (LAS, DMS, AVS, etc.) ont renvoyé les experts mandatés par les CSEC vers les hauts dirigeants de Thales. Ces derniers ont alors brillé par leur manque de coopération en n’accordant qu’une seule heure d’entretien ! Voilà qui interroge sur la légitimité du projet !
De plus, le Groupe a imposé aux experts de ne travailler qu’avec un nombre très limité de documents !
Qui peut parler sérieusement de « dialogue social de qualité » avec une telle opacité sur un sujet majeur, alors que le Groupe a admis avoir « manqué de pédagogie » ?
Mépris des instances représentatives, des élus, des salariés et des experts !
Constatant le mépris de Thales pour les instances représentatives du personnel, les salariés et les experts, les élus SUPPer ont refusé d’être consultés afin de conserver une marge de manœuvre pour la suite.
Pour SUPPer, ce projet de la direction introduit une remise en question du calcul de la rémunération variable des ingénieurs et cadres, en particulier sur la part individuelle. Pour cette raison, des négociations auraient dû avoir lieu dans les sociétés ciblées.
En conséquence, SUPPer a demandé l’ouverture de négociations au niveau des sociétés lésées pour que le sujet soit traité dans la bonne instance.
Et les salariés non-cadres ?
Objectifs collectifs : les mensuels exclus du partage. Quelle reconnaissance ?
Comme les ingénieurs et cadres, les salariés mensuels contribuent à l’atteinte des objectifs collectifs Thales. Pourtant, ils sont exclus du partage de la valeur créée !
Pour réduire cet écart de traitement, SUPPer revendique pour les mensuels un complément de rémunération correspondant à la part collective versée aux ingénieurs et cadres.
Ce complément devra être intégré à leur salaire.
