Lettre ouverte aux directions de AVS, DMS et LAS

Madame, Messieurs les Directeurs des sociétés Thales AVS, DMS et LAS, et la direction du groupe Thales


Vos courriers envoyés aux 1 050 salariés ayant demandé l’exécution de la décision de justice pour respecter l’usage de la rétroactivité de la politique salariale n’ont pas manqué de nous surprendre puisqu’ils comportent, tout à la fois, un certain nombre d’inexactitudes et un chantage direct portant sur leur rémunération.


En premier lieu, leur demande ne porte pas sur une modification de leur contrat de travail, notamment celle que vous liez à la baisse du montant de leur salaire mensuel de référence pour les années 2021, 2022 et 2023. Leur demande de régularisation n’implique pas un lissage annuel de leur rémunération mais un rappel de salaire pour les années 2021 et 2022 au cours desquelles vous n’avez pas appliqué l’augmentation résultant des NAO.


En réalité, vos réponses traduisent une interprétation, que nous considérons comme dénuée de tout fondement, des décisions de justice ayant condamné la société à appliquer la rétroactivité, et non le lissage, du pourcentage des augmentations NAO. Vous interprétez une phrase de l’arrêt de la Cour d’appel de VERSAILLES pour éviter d’avoir à verser aux salariés des salaires que vous avez indûment retenus.


Le syndicat SUPPer perçoit, à ce titre, votre position menaçante comme étant un reflet de votre faiblesse argumentaire : avez-vous, avant l’année 2021, ou en 2023, fait baisser le salaire de référence des années en cause en appliquant la rétroactivité des augmentations NAO ? Bien entendu que non et vous diffusez cette interprétation du lissage pour faire peur aux salariés en
les incitant à ne pas solliciter de régularisation, y compris judiciaire.


Donc, pour être tout à fait explicite, la demande de régularisation faite par les salariés est la suivante : un rappel salarial portant sur les mois où vous n’avez pas appliqué le pourcentage d’augmentation NAO sans modification à la baisse de leur salaire mensuel de référence ni aucun lissage pour les années 2021, 2022 et 2023.


La politique RH et juridique consistant à priver les salariés de leur rémunération, à continuer de violer – malgré les décisions judiciaires – les usages au sein des entreprises du groupe Thales est une attitude que nous déplorons autant que nous la rejetons.


Recevez, Madame et Messieurs les directions des sociétés Thales AVS, DMS et LAS nos salutations syndicales. Vous noterez que nos représentants sont toujours disponibles pour en discuter.


Le Bureau National SUPPer