Résultats Thales 2025

En bref

Performances financières

Records historiques !

  • Prises de commandes
  • Carnet de commandes
  • Chiffre d’affaire
  • Résultat EBIT
  • Trésorerie nette
  • Dividendes
  • Effectif Groupe

Perspectives de croissance

Confiance en l’avenir !

  • « Visibilité unique pour les années à venir »
  • « Confiance de nos clients et partenaires »
  • « Une forte dynamique commerciale »

Communication vers les médias

L’Excellence, c’est Thales !

  • « 2025 a été une très bonne année »
  • « Succès [de] sa stratégie de croissance rentable »
  • « Plans d’amélioration de notre compétitivité »
  • Le PDG savré « manager de l’année » par BFM TV !

Communication vers les salariés

Inquiétez-vous !

  • « Résolution des difficultés sectorielles »
  • « Nouvelles concurrences »
  • « Conjoncture politique » incertaine
  • « Vigilance accrue »
  • « Avenir incertain »

Rémunération des actionaires

Les caisses sont pleines, tu veux combien ?

  • Près de 50% du bénéfice net 2025 partent en dividendes !
  • Quand tu as le pouvoir de virer le PDG, il trouve toujours un moyen de te payer plus !

Rémunération des salariés

Désolé, les caisses sont « vides » !

  • NAO < 2%
  • Sélectivité
  • Durcissement notes de frais (repas)
  • PPV = 800 € brut

Une PPV de 800 € pour faire passer les -30% sur l’intéressement ?

Qui oserait réduire le montant des primes après une année de records historiques sur TOUS ses principaux indicateurs financiers ? Thales vient de le faire pour le bonheur des actionnaires qui raflent ainsi près de 50% du bénéfice net !

En effet, le Groupe a décidé unilatéralement d’une Prime de Partage de la Valeur de 800 € brut pour faire passer une baisse vertigineuse de la prime d’intéressement de plus de 30% ! Rien d’étonnant puisque les accords donnent à la direction la maîtrise des variables qui servent à calculer ces primes, les fameux « coefficients confiscatoires ».  Quand elle veut donner moins aux salarié, elle durcit unilatéralement les objectifs. Trop facile !

Ironiquement, la seule prime qui progresse chaque année est aussi la seule qui échappe au contrôle de la direction : la participation !

QUELQUES CHIFFRES

Rémunération variable et primes :

  • Part collective BSO I&C à -10%
  • Intéressement à -31,5%
  • Participation à +3,6%

Moyennes par salarié :

  • Bénéfice net = 19700 €
  • Dividendes = 9400 €
  • Cumul des primes Participation + Intéressement = 3608 €
  • PPV = 800 € brut (=620 € net)

Une redistribution des richesses déséquilibrée en faveur de l’actionnariat

Quelle part du bénéfice net est consacrée aux dividendes ? La recommandation couramment admise établit un partage en 3 tiers entre les salariés, les investissements et les actionnaires. La tendance du Groupe reste axée sur une hausse des dividendes constante, soutenue et très au-dessus du niveau de l’inflation.  La priorité est clairement donnée aux actionnaires au détriment de la majorité des salariés qui s’appauvrissent et voient se dégrader leurs conditions de travail physiques et mentales.

Thales transforme l’or en plomb : la motivation des salariés frappée au cœur

Au lieu de faire de la publication de ses résultats annuels un jour de fête pour tous les salariés avec une occasion de booster leur motivation, Thales en fait la journée mondiale du mépris et de la démotivation pour celles et ceux à qui elle doit ces richesses. Beau gâchis !

Expert en dissonance cognitive, le PDG de Thales fait chaque année le grand écart entre les mots et les actes. Dans sa com’ on entend beaucoup d’éloges aux salariés mais les actes montrent plutôt que « plus tu me rapportes, moins ça te rapporte ».

Où trouver la motivation et la loyauté quand la performance n’est plus valorisée mais pénalisée ?

Sacré « manager de l’année 2025 », le PDG de Thales aurait-il du mal à assumer son organisation du travail qui consiste à plumer quasi scientifiquement ses salariés pour sécuriser la rémunération des actionnaires ?

Les accords, que certains se félicitent d’avoir signés, offrent à la direction les principaux leviers qui déterminent le montant des primes. Elle n’a ensuite qu’à moduler unilatéralement le niveau des objectifs pour agir à la hausse ou à la baisse sur l’intéressement et sur la part variable des cadres. Par ailleurs, elle fixe seule le montant des NAO et de la PPV (prime qui ne compte pas dans le calcul de la retraite).

Le niveau de performance des salariés n’est pas le facteur décisif, loin de là ! Ces primes, comme la PPV, sont moins un cadeau du patron qu’une manière de calmer une grogne sociale toujours plus légitime. Lors des grèves comme à Mérignac en 2025 et à Elancourt en 2026 (et aussi ailleurs), des salariés se sont battus pour améliorer la rémunération de tous !

Respect et gratitude à celles et ceux qui se sont mobilisés en sacrifiant une partie de leur salaire !

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