Dossier : NCCM

Nouvelle Convention Collective de la Métallurgie

Début 2022, une nouvelle convention collective de la métallurgie est signée entre l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM, représentant le patronat) et 3 organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et FO) sur 4 représentatives dans la branche. Son entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2024.

Ce texte redéfinit en profondeur la façon d’organiser le travail dans les entreprises concernées, dont Thales. Des hauts responsables de l’UIMM n’hésitent pas à parler de « changement de paradigme » et même de « refondation » ! Il n’a donc rien d’anodin !

Dans le groupe Thales, un accord de déploiement de cette NCCM a été signé par une majorité d’organisations syndicales représentatives au niveau Groupe (CFDT, CFE-CGC et CFTC).

Un tel « empilement » ne correspondait plus aux « attentes » des dirigeants de société ni à celles des salariés, et devenait même source d’« insécurité juridique », comme l’a expliqué Eric Trappier, le président de l’UIMM, lors d’une cérémonie qui s’est tenue, lundi, au siège de son organisation, à Paris. Présente lors la cérémonie à l’UIMM, la ministre du travail, Elisabeth Borne, a salué, lundi, l’accord trouvé, y voyant la démonstration d’un « dialogue social vertueux » susceptible de « servir d’exemple à d’autres secteurs ».

« Il faut vivre avec son temps, nous sommes sur un concept totalement avant-gardiste pour le dialogue social », lance Gilbert Marcelli, président de l’UIMM Vaucluse, lors d’une conférence de presse, ce 27 avril. [...] « On ne classe plus la personne mais les postes, c’est un changement de paradigme majeur. » Serge Bornarel, délégué général de l’UIMM Alpes-Méditerranée, pas peu fier du travail accompli. [...] Les patrons font la promesse que ce changement « ne touche pas aux différents acquis » et même que c’est un « nivellement par le haut ».

« C’est un outil simple qui va favoriser la relance de la machine industrielle française. La nouvelle convention collective répond beaucoup mieux au contexte de mondialisation dans lequel notre secteur évolue. Elle permettra ainsi d’augmenter notre compétitivité à l’internationale », l’enthousiasme François Perrier, président de l’UIMM de l’Ain.